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Les robots à l’assaut du maïs

Y a-t-il un pilote dans le maïs ? La question pourrait bientôt se poser. Sur 50 ha, les robots ont pris les commandes. Et la récolte promet d’être belle.

L’histoire a commencé en 2017. La start up toulousaine AgreenCulture imagine le Challenge Centéol, du nom d’un de ses robots, qui obtient le prix GreenTech verte du ministère de la Transition écologique et solidaire. Le projet consiste à réaliser un itinéraire cultural quasi complet sur maïs. De la préparation du sol au désherbage, toutes les opérations doivent être réalisées sur 50 ha… sans intervention de l’homme. En clair, une culture gérée grâce à la robotisation.

La jeune entreprise mène son projet avec le constructeur Kuhn et d’autres partenaires (Pioneer, Compo expert, Actura et Ausy). En juin, elle annonce avoir réussi son pari. Le maïs cultivé par trois robots est « magnifique » se réjouit son fondateur Christophe Aubé. Les résultats technico-économiques seront présentés en septembre et la start-up prévoit une levée de fonds d’ici la fin de l’année. Cette fois il faudra une grosse enveloppe, plus importante que celle de 210 000 euros qui a financé la jeune pousse en 2016. Car il s’agit « d’industrialiser » les différents procédés technologiques : guidage GPS et positionnement de l’engin, systèmes embarqués…

Le concepteur du robot n’y voit bien sûr que des avantages par rapport au tracteur guidé par l’homme. Plus faible compaction des sols, optimisation des apports d’engrais et pesticides permettant une réduction des intrants… Pour Christophe Aubé, atout de taille, le robot permet une maîtrise des coûts. Un concentré de nouvelles technologies aux avantages économiques. La somme d’informations recueillies par l’outil autonome et l’intelligence artificielle laissent entrevoir un champ des possibles étendu pour le futur.

AgreenCulture a dans ses cartons d’autres projets qui vont continuer à être menés parallèlement au Challenge Centéol. Le petit robot Céol, adapté au binage ou au broyage en culture de maïs, vigne et pépinière, devrait être redessiné pour le lancement d’un nouveau prototype à l’automne. L’entreprise développe également des modèles de reconnaissance des adventices pour améliorer le désherbage de ses robots.

Les acteurs du smart farming sont décidément dans les starting-blocks.

 


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