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« Les agriculteurs doivent être des acteurs rémunérés »

Nicolas Hulot veut " évaluer tout ça au fil de l'eau, sans faire de mauvais jeu de mots ". © Assemblée nationale

Avec son Plan Biodiversité présenté le 4 juillet, Nicolas Hulot demande aux agriculteurs de devenir des acteurs de la préservation de l’environnement. A la clé, une rémunération pour services rendus.

Mardi 10 juillet. Jour d’audition à l’Assemblée nationale pour Nicolas Hulot. Le ministre de la Transition écologique et solidaire passe un « grand oral » devant la Commision du Développement durable et de l’aménagement du territoire. Dans l’hémicycle, les questions portent sur le « rapport d’application de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » ainsi que sur le « rapport d'information sur la ressource en eau ». Explication de texte du Plan Biodiversité présenté le 4 juillet. Et on a beau ne pas être ministre de l’Agriculture, difficile de parler biodiversité sans l’évoquer.

Les planètes « alignées » pour une transformation du modèle agricole

Nicolas Hulot a donc rappelé sa vision d’agriculteur acteur « de la transition énergétique, de la lutte contre les changements climatiques et de la lutte contre l’érosion de la biodiversité. » Le ministre a rappelé que l’engagement de la profession agricole doit être un moyen de diversifier la rémunération. « Les jeunes agriculteurs sont demandeurs à partir du moment où on les aide », assure-t-il. Il a confirmé qu’une rémunération pour services environnementaux sera mise en place dans le cadre du plan biodiversité, mais il attend surtout des engagements en ce sens inscrits directement dans la future PAC, la politique agricole commune. « On a vraiment les moyens d’accélérer la transition écologique et de la mettre au service de l’intérêt général », assure-t-il, estimant même que les « planètes ont rarement été si bien alignées » pour permettre une « transformation profonde » du modèle agricole et alimentaire. Au-delà des actions du gouvernement, Nicolas Hulot constate un marché tonique, sur lequel la « demande en produits de qualité et de proximité » n’est pas couverte mais va aller grandissant. En restauration collective notamment, les objectifs affichés par le gouvernement sont ambitieux : à l’horizon 2022, 30 % de produits bénéficiant de signes de qualité ou d’origine et 20% de produits issus de l’agriculture biologique. « J’ai tendance à penser que ce sera un levier très structurant », se réjouit Nicolas Hulot.

Lire aussi dans L’Action agricole picarde « Plan biodiversité : 150 M€ pour les agriculteurs soucieux de l’environnement »

et sur LCP « Biodiversité : Nicolas Hulot présente son plan de bataille aux députés »


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