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L’économie circulaire dans la boucle pour 2018

L'usine de méthanisation d'Eppeville dans la Somme. © Grégory Brandel

L’économie circulaire, est-ce que ça roule vraiment ?

Mais oui. A Nantes, ce 27 et 28 septembre, des Assises des déchets, c’est un signe qui ne trompe pas. « L’économie circulaire, pilier de la transition écologique » réaffirme la secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, dans un communiqué rédigé suite à son déplacement à Nantes.

Nicolas Hulot, ministre de l’Environnement, a promis une feuille de route en 2018.  L'Institut de l’économie circulaire, né en 2013, va participer à cette réflexion. Au printemps 2017, un groupe de travail sur les systèmes agricoles et agroalimentaires circulaires a été créé pour émettre des orientations.

TVA favorable à la bioéconomie, reconnaissance des produits issus de l’économie circulaire, soutien à l’innovation… ? Remise de la copie fin 2017 ou début 2018.

En attendant, pour certaines entreprises, la circulaire attitude est déjà une réalité.

Exemple. L’usine Nestlé-Sitpa qui fabrique des flocons de pomme de terre Mousline est située à 30 km de l’énorme unité de production de biométhane d’Eppeville dans les Hauts de France, inaugurée le 21 septembre. Elle y livre ainsi ses sous-produits, de la matière organique générée lors de la transformation de la pomme de terre en purée.

Les industriels Tereos et Bonduelle, ainsi qu’un collectif de 30 agriculteurs sont également partenaires pour fournir l’usine de production de méthane. La transformation en gaz dure environ 60 jours. Dans cette unité, le groupe Vol-V valorise au total 30 000 tonnes de déchets par an et produit en moyenne 220 m3 de gaz par heure.

A Rosières-en-Santerre, pour l'usine de purée, la valorisation n'est pas une nouveauté :  20 000 autres tonnes de déchets partent dans l’alimentation animale. Par ailleurs, en 2010, une chaudière alimentée avec du bois de forêts locales en production durable a permis à l’usine de réduire de 97 % son empreinte carbone. Plus que 3% pour le « zéro impact environnemental ». L’objectif est bien d’atteindre le 100 % durable pour ce site. Tout simplement « possible » assurent les industriels. Comme quoi, on peut être impliqué dans l’économie circulaire et ne pas tourner en rond.