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Le biocontrôle se porte bien

© Patrick Cronenberger

Qu’est-ce que le biocontrôle ? Un « ensemble de méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels », dit le ministère de l’Agriculture, « dont le principe repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication ».

Des acariens, insectes, nématodes ou autres macro-organismes peuvent ainsi être utilisés pour protéger les plantes des bio-agresseurs. La lutte biologique peut aussi être menée grâce à des substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale, des produits composés de micro-organismes ou de médiateurs chimiques tels que les phéromones.

Avec un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros en 2016, le biocontrôle représente, en France, 5 % du marché de la protection des plantes. Ces données sont celles de IBMA France qui rassemble 90 % des entreprises de ce secteur. Si le marché reste encore timide, sa progression l’est beaucoup moins : 25 % entre 2015 et 2016. L’agriculture, qui représente 76 % du biocontrôle, a enregistré une hausse de 18 %. Côté jardin et espaces végétalisés, l’augmentation a été de 54 %.

L’IBMA se fixe désormais le cap des 15 % du marché. Un objectif ambitieux de 10 points. A gagner en combien de temps ? « Le plus rapidement possible ».


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