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Des ouvriers à plumes pour becqueter la panisse du riz

Ce reportage aurait pu s’appeler Du Riz et des Canards. Pas étonnant que ce sujet taillé sur mesure soit passé dans l’émission Des Racines et des Ailes.

Ce n’est pas le retour de Saturnin. Heureusement, la télévision a bien évolué depuis les premières heures de l’ORTF. Non, il s’agit d’un reportage agricole, pas uniquement destiné aux enfants.

En agriculture, les pratiques évoluent. Désormais, il faut apprendre à se passer du glyphosate, donner une place importante au bien-être des animaux… Pour son riz, Bernard Poujol a trouvé la solution 2 en 1. Ce producteur exploite 30 ha de rizière en Camargue. Pour se débarrasser des mauvaises herbes, principalement de la panisse, il fait appel chaque année à une équipe de 1200 ouvriers saisonniers un peu spéciale : des canards.

Ces palmipèdes mangent toutes les pousses présentes dans la parcelle, sauf le riz aux feuilles tellement dures que les animaux à plumes ne veulent pas s'y casser le bec. Cette technique ne permet pas d’atteindre les mêmes rendements qu’en culture conventionnelle. Mais le quart de récolte en moins est compensé par le prix de vente des petits grains. Au détail, le sachet de 1 kg est vendu 6 €, deux fois plus cher qu’un riz ordinaire. Un surcoût qu’acceptent les clients consommateurs.

« Je ne détruis pas, je gère le vivant », explique l ‘agriculteur convaincu de ses choix. Aujourd’hui, les « coin-coin » désherbeurs travaillent à l’unisson. Tout semble simple, pourtant il a fallu cinq ans au riziculteur pour adapter la technique importée du Japon. Désormais, tout baigne et la découverte de l’eau pour ces volatiles aquatiques tout frais sortis des caisses est un spectacle bien sympathique. « Allez les bébés, c’’est la liberté ! ».


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