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Eloïse Legrand - " Les poules, c'est cool "

© flickr

Du haut de ses 22 ans, Eloïse a repris l'exploitation familiale en région parisienne pour y cultiver des céréales et élever des volailles qu"elle vend en direct.

Dans les champs, même en minishort, Éloïse sait tenir les dragueurs à distance : « j’ai la main leste depuis que le fils d’un patron a voulu me mettre la main au panier ». Elle était en stage, tradition macho oblige, le fils de… s’est cru autorisé à… Pour s’imposer, Éloïse le sait, son BTS ACSE ne suffit pas, il faut aussi « avoir une grande gueule ». Elle a fait du rugby, de la boxe et de la lutte, ça aide. « Sur l’exploitation céréalière de papa, j’ai dû prouver doublement mes compétences. » Face à l’administration, aux divers acteurs du monde agricole, elle a bataillé. « L’élevage de poules, de pintades et de canards et la vente directe, c’est mon idée, j’y tiens », dit-elle, passionnée de ses volatiles comme l’étaient ses grand-parents. « Si on veut faire du chiffre, il faut produire et vendre directement, sans passer par les intermédiaires. » Son affaire s’avère rentable, la demande dépasse l’offre. On est dans l’Essonne, aux portes de Paris, le citadin veut du slow food, du « manger vrai ». Éloïse le sait, pour multiplier les virées à la capitale. À voir sa collection de talons aiguilles, on n’en doute pas. 

 


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