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Les ministres ne boudent pas leur "Plaisir à la cantine"

L'alimentation est au cœur de l'actualité avec le projet de loi issu des Etats généraux discuté à l'Assemblée. Les bonnes habitudes alimentaires se prennent tôt et un programme engagé depuis 2010 vise à faire évoluer les pratiques, dès l'école. Pour aller à la rencontre des jeunes et constater la réalité du terrain, deux ministres ont goûté au plaisir quotidien de milliers d'élèves : la cantine.

La publicité pour certains produits alimentaires - riches en sel/sucre/matière grasse à l'intention des personnes de moins de 16 ans a sans doute encore de beaux jours devant elle. Lors de l'examen du projet de loi issu des Etats généraux de l'alimentation, le 19 avril, les députés ont rejeté plusieurs amendements, de tous bords, qui visaient à l’interdire.

L’interdiction ne sera donc pas la solution pour prôner le « bien manger » auprès des plus jeunes. Il reste alors peut-être l’éducation.

C’est ce que tentent nos instances gouvernementales au travers de l’opération « Plaisir à la cantine » inscrite depuis 2010 dans le Programme national pour l’alimentation (PNA).

De la maternelle au lycée, les cantines scolaires accueillent en France 6 millions d’élèves demi-pensionnaires. Environ 1 milliard de repas sont servis chaque année. La restauration collective dans les écoles représente donc un véritable enjeu éducatif et de santé.

Pour le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, les quatre objectifs principaux du programme « Plaisir à la cantine » sont :

- réenchanter le restaurant scolaire en agissant sur l’offre alimentaire pour la rendre plus attractive, tout en garantissant le respect de la réglementation relative à la qualité des repas servis ;

- redonner du sens à l’acte alimentaire en reliant la dimension nutritionnelle aux aspects de goût, de sociabilité et de « ritualité » alimentaire ;

- restaurer une complicité entre l’aliment, celui qui le produit, celui qui le cuisine et celui qui le mange ;

- lutter contre le gaspillage alimentaire.

" Réenchanter le restaurant scolaire ", vaste programme

Afin d’y parvenir, le programme s’accompagne d’une formation globale et transversale pour l’ensemble des acteurs impliqués dans la restauration scolaire des collèges, à raison de 7 modules et d’une dizaine de journées par an.

Pour les collégiens, des ateliers « A la découverte des coulisses de ma cantine » proposent aux élèves un travail pratique et collectif côté cuisine.

Dans l’Oise, le collège Abel Didelet d’Estrées-Saint-Denis est un des établissements qui s’est montré dynamique lors du lancement et de la mise en œuvre de ce programme. Après les produits laitiers locaux puis la viande de porc locale, ce sont les légumes locaux qui sont venus compléter le menu. Plus de 10 % des denrées alimentaires servies aux 720 élèves  demi-pensionnaires sont issues des exploitations agricoles de proximité.

C’est dans cette école que Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, accompagné d’Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, ont choisi de se rendre. Jour de chance ce vendredi 13 avec deux ministres venus goûter le « plaisir de la cantine ». Un repas « réenchanté », le lendemain du jeudi 12 et de la mémorable interview du président Macron dans une classe de l’école primaire de Berd’huis, dans l’Orne. Décidément, tout commence à l’école.


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